SLADE- Ch 3
Le Plancher Miroir
Ch 1
Ch 2
Ch 3
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SLADE- Ch 3
SLADE- Ch 4
Slade retourna au Brass Cuspidor où le régisseur du Bar-T de Sandra Dawson, Mose Hart, était accoudé au bar, une bouteille de Digger’s Rye (90°) dans une main.
"Ok, sale ivrogne," grogna Slade en empoignant Hart et retirant la bouteille de sa main. "Où est le ranch de Sam colombine ? Je vais trouver ce mangeur de foie putréfié, il vient d’envoyer le bossu Fred Agnew pour me descendre."
" Fred le bossu ?!" Hart chuchota, devenant blanc comme un linge. "Et vous êtes encore vivant?"
"Je l'ai rempli de plomb," dit sinistrement Slade. "Il aurait du savoir que cela ne se fait pas, de mettre un serpent dans mon lit."
" Fred Agnew le bossu," soupira Hart, encore impressionné, "on disait qu'il pourrait être le prochain vice-président du sud-ouest américain."
Slade éclata d’un rire grinçant qui fit se tapir le chien du barman, Général Custer.
"Eh bien je crois que maintenant il pourrait être le vice-président de l'enfer!" Déclara Slade. Il fit signe au barman, qui se tenait à l'autre bout du bar, lisant un roman de Western.
"Barman ! Qu’as-tu comme cocktails?"
Le barman s'approcha avec précaution, en rangeant l’exemplaire écornée des "mariés de sang de Sitting Bull" dans sa poche arrière.
"Ben, Mr. Slade, nous avons les classiques - le Geronimo, le Fort Bragg Backbreaker, Popskull Peter, Sourdough Armpit -" "Que diriez-vous d'un coup de Digger’s Rye (90°)?" Dit Hart Mose avec un sourire crispé.
"La ferme," grogna Slade. Il se tourna vers le barman et sortit un de ses sinistres 45.
"Si tu ne trouves pas une boisson que je n’ai jamais bu, ami, tu vas manger les pissenlits par la racine avant l’aube."
Le barman devint blême, "Hé bien, nous avons une boisson de ma propre invention, M. Slade. Mais elle est si forte que j’ai arrêté de la servir. J'en ai eu marre de voir les gens tomber ivre morts sur la roulette "
" Comment ça s’appelle?"
"Nous appelons ça un zombi," dit le barman.
"Bon, fais moi en trois, et en vitesse!" Commanda Slade.
"Trois zombis?" s’exclama Hart Mose, les yeux écarquillés. "Mon dieu, vous êtes fou?"
Slade se tourna vers lui, d’un air glacial. "L’ami, souris quand tu dit ça."
Hart fit un sourire et prit un autre verre de Digger’s Rye.
"Ok," fit Slade, quand les trois verres furent posés devant lui. Ils étaient servis dans d’énormes bocks à bière et avaient l’odeur de la colère de Dieu. Il vida le premier d’un seul trait, reprit son souffle, chancela un peu, puis alluma un de ses fameux cigares mexicains. Alors, il se tourna vers Mose.
"Maintenant donc, où est le ranch de Sam Colombine?" Demanda-t-il.
"Trois milles à l’ouest à travers le gué," répondit Mose. "C’est le Ranch du Vautour Pourri"
"Quel nom !," dit Slade, vidant son deuxième verre jusqu’aux glaçons. Il commençait à se sentir un peu bizarre. Il pensa que c’était probablement dut à l'heure tardive, et attaqua son troisième verre.
"Dites," fit Mose timidement, "je ne pense pas que vous soyez vraiment en état de rencontrer Sam Colombine, Slade. Il est capable de vous mettre une balle dans la peau."
"Ne me dit pas quoi faire," dit Slade, se penchant pour caresser Général Custer. Il souffla à la face du chien et Général Custer alla promptement dormir. "S’il y a une chose que je peux faire, c’est me défoncer, je supporte l’alcool. Ôtes toi de mon chemin avant que je t’éclate en deux."
"La porte est de l'autre coté," dit prudemment le barman. "Evidemment. Tu crois que je ne sais pas où je vais?"
Slade tituba à travers le bar, marchant sur la queue de Général Custer (le chien ne se réveilla même pas) et parvint à trouver la sortie à travers les portes battantes où il faillit tomber sur le trottoir. Juste alors, un bras vigoureux saisit son coude. Slade regarda autour de lui, d’un air vaseux.
"Je suis le shérif adjoint Hoagy Charmichael," dit l'étranger, "et je vous arrête…"
"Pour quel motif?" Demanda Slade.

"Ivresse sur la voie publique. Maintenant, allons-y."
Slade rota. "Tout me sera arrivé," soupira-t-il. Tout deux partirent pour la prison de Dead Deer Springs.
Malgré que Slade fut sorti de taule, le régisseur de Sandra Dawson, Hart Mose, ayant payé la caution, Slade les descendit les deux, Hart et l’adjoint du Marshall, Hoagy Charmichael en tête (la faute à sa terrible gueule de bois). Puis, enfourchant son énorme étalon noir, Stokely, Slade fit route pour le ranch du Vautour Pourri afin d’en finir une fois pour toutes avec Sam Colombine.
Mais Colombine ne s'y trouvait pas. Il était parti torturer des gardes frontière mexicains, laissant Sandra Dawson sous la surveillance de trois hommes de main - Big Fran Nixon, "Tire-vite" John Mitchell, et Shifty Ron Ziegfeld. Après une violente fusillade, Slade les envoya tout les trois dans l’autre monde et libéra la belle Sandra.
L'odeur acre et prenante de poudre emplissait la pièce où la ravissante Sandra Dawson avait été tenue prisonnière. Dès qu’elle vit Slade indemne et victorieux, un sinistre 45 dans chaque main et un cigare mexicain serré entre ses dents, ses yeux se remplirent d'amour et de passion.
"Slade!" elle cria, se levant d’un bond et courant vers lui. "'Je suis sauvée ! Dieu soit loué ! Quand Sam Colombine serait revenu après avoir torturé les gardes frontière mexicains, il allait me donner en nourriture à ses alligators ! Vous êtes arrivé juste à temps!"
"Normal," dit Slade. "Toujours. Steve King y veille."
Son doux corps ferme, souple, soyeux, vint se blottir dans ses bras, et ses lèvres pulpeuses cherchèrent la bouche de Slade avec une excitante passion.
Slade la cogna promptement sur la tête avec un sinistre 45 et jeta son cigare mexicain, une grimace aux lèvres.
"Faites gaffe," grogna-t-il "ma maman m'a parlé des filles comme vous." Et il s’éloigna à grands pas à la recherche de Sam Colombine.


Slade sortit, laissant Sandra Dawson dans la chambre remplie de fumée frotter la bosse qu’il avait fait sur sa tête avec le barillet de son sinistre 45. Il monta sur son grand étalon noir, Stokely, et se dirigea vers la frontière, où Sam Colombine torturait des douaniers mexicains avec l'aide de son pistoléro n°1 - "Pinky" Lee. Les deux seules personnes dans le sud-ouest américain qui auraient pu peut-être approcher la méchanceté de "Pinky" étaient Fred Agnew le bossu (que Slade a flingué il y a de cela trois semaines**) et Sam Colombine lui-même. "Pinky" avait hérité de son infâme surnom durant la guerre civile alors qu’il combattait avec le capitaine Quantrill et ses régulateurs. Tandis qu’il traversait la cuisine d'un bordel chic de Bleeding Heart, dans le Kansas, un officier de l’union se nommant Randolph P. Sorghum lança une bombe artisanale par la cheminée de la cuisine. "Pinky" perdit tous ses cheveux, ses sourcils, et tous les doigts de sa main gauche, excepté le quatrième, et le plus petit. Ses cheveux et sourcils repoussèrent. Pas ses doigts. Il était, cependant, encore plus rapide que l’éclair et plus méchant que le diable. Il avait juré de retrouver Randolph P. Sorghum un de ces jours, et de le planter sur la fourmilière la plus proche.
Mais Slade n'avait pas peur de Lee, parce que son cœur était pur et sa force décuplée.
En peu de temps, les cris perçants d’agonie des douaniers mexicains lui indiquèrent qu'il approchait de la frontière. Il descendit de cheval, attacha Stokely à un parcmètre, et avança à travers les armoises, aussi silencieux qu’un chat. La nuit était noire et sans lune.
"Assez ! amigo!" Criait le garde. "j'avoue ! J'avoue ! Je suis… qui suis je?"
"Amnésique, c’est ça?" dit Pinky. "Tu es Randolph P. Sorghum, le salopard de traître qui a fait sauter 90% de ma main pendant la guerre civile."
"j’avoue ! J’avoue!"

Slade avait maintenant rampé assez près pour voir ce qui se passait. Lee avait attaché le douanier au dossier d’une chaise, avec ses pieds nus sur un coussin. Les deux pieds avaient été enduits de miel et Whomper, l'ours dressé de Lee, les léchait avec sa grande langue.
"je ne peux supporter ça!" Cria le garde. "je suis celui que vous avez dit, Sorghum!"
"Je t’ai enfin attrapé!" Lee triompha. Il sortit son sinistre Buntline Spécial et se prépara à expédier le pauvre vieux sur les chemins de Trinidad. Sam Colombine, qui se tenait plus loin dans l’ombre, était prêt à amener le garde suivant.
Slade se leva brusquement. "Ok, les deux misérables vermines! Ne bougez plus!"
Pinky Lee n’obtempéra pas, actionnant le chien de son sinistre Buntline Spécial. Slade sentit les balles siffler tout autour de lui. Il pressa deux fois la détente, mais maudit soient-ils - les percuteurs de ses deux sinistres 45 frappèrent uniquement sur des chambres vides. Il avait oublié de recharger après avoir descendu les trois vauriens au Vautour Pourri.
Lee se mit à couvert derrière un baril de tacos. Colombine était déjà accroupi derrière une bouteille géante de mayonnaise qui avait été parachutée un mois auparavant, juste après la pire inondation de l'histoire du sud-ouest américain (pourquoi parachuter de la mayonnaise après une inondation? Ce n’est pas nos affaires).
"Qui c’est celui là?" Hurla Lee.
Slade pensa rapidement. "C'est Randolph P. Sorghum" il cria. "Le vrai de vrai, Lee ! Et cette fois je vais te faire sauter plus de trois doigts!"
Son astucieux défi eut l'effet désiré. Pinky se rua sans réfléchir (ou sans réfléchir se rua, si vous préférez) à découvert, son sinistre Buntline Spécial pétaradant. "je vais te réduire en pièces!" il hurla "Je vais…"

mears
03/05/04